Activité physique, cure minceur… Quelle est la meilleure technique pour diminuer la graisse abdominale ?


Publié le : 22 Nov 2018

Activité physique, cure minceur… Quelle est la meilleure technique pour diminuer la graisse abdominale ?

Si l’excès de graisse abdominale, dite aussi graisse viscérale, peut être inesthétique, il représente surtout un danger pour la santé de vos patient(e)s. Il convient donc de le corriger au plus vite… Sport, alimentation, dispositifs médicaux : gros plan sur les techniques les plus efficaces pour réduire la graisse viscérale.

 

Graisse viscérale : identifier sa cause pour mieux la combattre

 

À la fois facteur de risques de troubles cardiovasculaires, de diabète et de cancer, l’excès de graisse viscérale doit être combattu à tout prix. Mais il est essentiel de bien comprendre son origine pour choisir la ou les techniques anti-graisse abdominale les mieux adaptées à chaque patient !

Une trop forte concentration de graisse viscérale peut notamment être liée :

  • à des déséquilibres hormonaux ;
  • au stress ;
  • à une alimentation déséquilibrée ;
  • à la sédentarité ;
  • au manque de sommeil ;
  • au tabagisme…

 

Quelle activité physique contre la graisse abdominale ?

 

Dans certains cas, recommander à vos patient(e)s de pratiquer régulièrement une activité physique peut contribuer grandement à réduire leur taux de graisse viscérale. Selon le Dr Boris Hansel, spécialiste du métabolisme exerçant au sein de l’hôpital Bichat – Claude Bernard (hôpital de l’AP-HP) les sports d’endurance (ex. : marche, natation, ski, cyclisme) sont les plus efficaces. L’idéal serait de faire au minimum 2h30 de sport par semaine, réparties au besoin en plusieurs petites séances. En gardant à l’esprit qu’en-dessous de 10 minutes, l’activité physique n’a aucun effet sur les graisses abdominales…

 

À noter

Il ne faut pas non plus tomber dans l’excès d’activité physique : ce dernier entraîne du stress, qui favorise lui-même l’accumulation de graisse viscérale… Vous pouvez vous baser sur les recommandations de l’institut médical du sport pour aider vos patients à reconnaître les signaux d’alerte du syndrome du surentraînement.

 

Quels conseils alimentaires donner ?

 

En pratique, vous devez surtout recommander à vos patient(e)s d’éviter autant que possible les aliments à index glycémiques élevés (ex. : bonbons, frites, céréales raffinées) : un fort taux d’insuline entraîne souvent un stockage important de graisse abdominale. Pour leur santé, ils doivent aussi limiter les aliments riches en acides gras saturés (ex. : charcuterie, beurre). À l’inverse, encouragez-les à consommer suffisamment de fruits et légumes frais, de céréales complètes, de légumineuses…

 

Yoga et autres activités anti-stress

 

Il arrive que l’excès de graisse abdominale soit principalement lié au stress. Dans ce genre de cas, vous pouvez recommander plusieurs activités relaxantes à vos patients comme la méditation, le yoga… Des séances de sophrologie peuvent également être intéressantes.

 

Pouvez-vous conseiller une cure minceur à vos patients contre la graisse viscérale ?

 

L’intérêt d’une cure minceur en institut ou en centre de thalassothérapie dépend beaucoup de son programme. S’il inclut des séances de sport, des soins relaxants et une alimentation saine, il combat en même temps trois facteurs de risques. Cela peut être intéressant pour initier la fonte de la graisse viscérale mais vos patient(e)s devront poursuivre leurs efforts après leur cure pour un résultat durable. Retenez aussi que les massages et autres soins minceur proposés en institut luttent surtout contre la graisse sous-cutanée…

 

Graisse viscérale : quid des traitements médicamenteux et des dispositifs médicaux ?

 

Adopter une meilleure hygiène de vie ne permet pas toujours de réduire suffisamment le taux de graisse viscérale. Cela est notamment vrai pour les femmes ménopausées, dont le processus de stockage des graisses repose surtout sur des facteurs hormonaux. Dans ce cas de figure, le traitement substitutif hormonal de la ménopause peut s’avérer efficace, d’après une étude suisse publiée  dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism le 27 mars 2018.

 

Au besoin, vous pouvez aussi faire appel à des dispositifs médicaux pour activer et/ou amplifier la fonte de la graisse abdominale. Conseil : si vous envisagez d’installer ce type d’appareil dans votre cabinet, privilégiez les technologies non invasives et présentant le moins d’effets indésirables possibles. Ainsi, vous pourrez traiter la majorité de vos patients sans risques.

 

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