Détox après les fêtes : comment orienter vos patient(e)s après les repas riches ?


Publié le : 11 Jan 2019

Détox après les fêtes : comment orienter vos patient(e)s après les repas riches ?

Les excès alimentaires des fêtes de fin d’année ont tendance à « fatiguer » l’organisme : le transit est ralenti, le foie et les reins ne parviennent plus à éliminer correctement les toxines et les déchets métaboliques… Pour aider vos patient(e)s à retrouver la forme, accompagnez-les efficacement dans leur cure détox !

 

Détox : pour quels patient(e)s ?

Tout le monde n’a pas besoin de faire une détox après les fêtes : cette dernière est surtout préconisée après une consommation exagérée de mauvaises graisses, de sucres et/ou d’alcool. Classiquement, les patient(e)s qui ont commis ce genre d’excès se plaignent de lourdeurs d’estomac, de manque d’appétit, de nausées, de constipation, de ballonnements et autres petits troubles digestifs dès le début du mois de janvier. Autres signes courants :

  • une grande fatigue ;
  • un teint pâle ;
  • l’apparition de petits boutons ;
  • une prise de poids plus ou moins marquée.

Proposez un programme détox personnalisé

En moyenne, un programme détox dure une semaine. En règle générale, vous devrez surtout conseiller à vos patient(e)s :

  • de s’hydrater correctement tout au long de la journée pour faciliter leur transit et drainer les toxines hydrosolubles. Idéalement, il faudrait boire entre 1,5 et 2 litres d’eau par jour, sous forme d’eau minérale, de thé ou encore d’infusion ;
  • d’éviter l’alcool, la viande rouge, le fromage, la charcuterie, les pâtisseries, les fritures et plus largement tous les produits riches en mauvaises graisses et en sucres;
  • de privilégier les fruits et légumes, les viandes maigres, le poisson et les céréales complètes ;
  • d’éviter de manger des féculents au dîner. Le repas du soir est habituellement très léger dans une cure détox (ex. : soupe de légumes) ;
  • de préférer les cuissons sans matière grasse, du type cuisson vapeur par exemple ;
  • de faire du sport pour faciliter à la fois l’élimination des toxines et la perte de graisse sous-cutanée et viscérale.

 

Mais il ne s’agit là que des recommandations courantes : vous devez les moduler en fonction de l’état de santé des patient(e)s. C’est particulièrement important pour les personnes diabétiques car les cures détox « classiques » sont mal adaptées à leur pathologie, en raison d’une mauvaise répartition des glucides au cours de la journée.

 

En complément…

Pour optimiser la cure détox de vos patient(e)s, vous pouvez aussi leur conseiller des séances de hammam ou de sauna : elles sont utiles pour éliminer les toxines. L’utilisation d’un dispositif médical non invasif peut également être intéressante, en particulier chez les personnes en état d’obésité abdominale : certains appareils agissent contre la graisse viscérale tout en effectuant un drainage lymphatique pour favoriser l’élimination des toxines et des déchets métaboliques.

 

Quid des produits détox du commerce ?

Gélules et autres compléments alimentaires « spécial détox » envahissent les rayons depuis quelques années. Problème : il manque d’études scientifiques solides pour corroborer leur efficacité. Du moins pour une grande partie d’entre eux… Plus ennuyeux encore, certains peuvent contenir des substances nocives pour la santé et/ou susceptibles d’interagir avec divers médicaments.

 

Pour protéger vos patient(e)s, n’hésitez pas à :

  • les informer des risques auxquels ils s’exposent en achetant des compléments alimentaires sur internet. Bon nombre d’entre eux contiennent des substances interdites sur le territoire français ;
  • leur rappeler que « produit naturel » ne rime pas avec « sans danger pour la santé ». Beaucoup de plantes utilisées couramment durant les cures détox présentent des contre-indications et/ou des effets secondaires en cas de surdosage. D’où l’intérêt de toujours lire soigneusement la notice des produits et de suivre scrupuleusement leur mode d’emploi.

 

Au besoin, vous pouvez leur conseiller vous-même certains produits en fonction de leur état de santé. Pensez notamment au chardon-Marie (Silybum marianum), dont les effets bénéfiques sur le foie sont reconnus par l’OMS ou encore à l’artichaut pour faciliter la digestion. À noter que ces deux plantes sont contre-indiquées en cas d’allergie aux astéracées et de lithiase biliaire. Le chardon-Marie peut aussi interagir avec certains médicaments, notamment des neuroleptiques.

 

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