Graisse viscérale : tout ce qu’il faut savoir !


Publié le : 11 Oct 2018

Graisse viscérale : tout ce qu’il faut savoir !

Bien cachée, la graisse viscérale peut avoir de lourdes répercutions sur la santé de vos patientes et patients. Comment la graisse viscérale s’installe-t’elle ? Quelles sont les personnes touchées ? Par quels mécanismes peut-elle altérer la santé ? Pouvez-vous utiliser des appareils médicaux pour combattre la graisse viscérale ? Découvrez toutes les réponses à vos questions.

Graisse viscérale : un tissu adipeux localisé en profondeur

La graisse viscérale est stockée autour des viscères contenus dans la cavité abdominale : estomac, foie, reins, pancréas, intestins… On parle aussi de graisse abdominale ou de belly fat dans les pays anglophones.

Le tissu adipeux viscéral est situé trop en profondeur pour être identifiable à l’œil nu ou à la palpation. Il peut avoir quelques désagréments esthétiques quand il est suffisamment important pour arrondir la silhouette mais il est principalement redouté pour ses dangers sur la santé. Tout le contraire de la graisse sous-cutanée, facile à voir – elle est notamment responsable de la culotte de cheval – mais peu dangereuse.

A retenir

Une silhouette en pomme laisse présager d’un excès de graisse viscérale mais une personne visiblement mince et à l’IMC normal peut quand même avoir trop de graisse abdominale. Cela l’expose aux mêmes complications qu’un individu en surpoids.

Quelles sont les personnes à risques ?

L’excès de graisse viscérale s’observe beaucoup chez les femmes ménopausées car la chute du taux de progestérone et d’œstrogène favorise le stockage des graisses au niveau de l’abdomen.

Les hommes sont aussi touchés par l’accumulation de graisse abdominale ainsi que les femmes non-ménopausées, quand elles présentent un ou plusieurs facteurs de risques. Parmi ces derniers figurent surtout :
• des prédispositions héréditaires ;
• la sédentarité ;
• une alimentation déséquilibrée, notamment trop riche en aliments à index glycémique élevé ;
• le tabagisme ;
• un excès de cortisol, souvent lié au stress ;
• l’hypertension artérielle ;
• des troubles de la coagulation sanguine.

Une étude anglaise publiée le 27 juillet 2017 indique aussi que le manque de sommeil favorise le stockage des graisses abdominales.

Quels sont les outils de diagnostic à votre disposition ?

En cabinet, vous pouvez facilement mesurer le tour de taille de vos patients. D’après l’IDF (International Diabetes Federation), un résultat supérieur ou égal à 80 cm chez la femme et à 94 cm chez l’homme est un indicateur d’obésité abdominale. Mais à elle seule, cette mesure manque de précision : impossible de savoir si la « bedaine » est plutôt liée à une accumulation de graisse sous-cutanée ou de graisse viscérale.

Mieux vaut mesurer aussi le tour de hanches de vos patients pour effectuer le ratio tour de taille (en cm)/tour de hanches (en cm). On parle également de WHR pour « waist-to-hip ratio ». C’est un indicateur plus fiable : au-dessus de 0,85 pour la femme et 0,90 pour l’homme, la concentration de graisse abdominale est vraisemblablement trop élevée.

Vous pouvez également affiner le diagnostic avec des analyses de sang : l’hyperglycémie et l’élévation des triglycérides vont souvent de paire avec l’excès de graisse viscérale.

Toutefois, pour être sûr à 100% que vos patients ont trop de graisse viscérale, rien ne remplace un scanner ou une IRM.

Bon à savoir

Une technique de scanner monocoupe passant par l’ombilic semble être particulièrement efficace pour quantifier le tissu adipeux viscéral, d’après un article publié dans le volume 94 du Journal de Radiologie diagnostique et interventionnelle.

Excès de graisse viscérale : quels risques fait-il peser sur la santé de vos patients ?

Un important facteur de risques de maladies cardiovasculaires

Plusieurs études ont démontré un lien entre la graisse abdominale et l’apparition de maladies cardiovasculaires. Celle publiée en 2012 par la Mayo Clinic a particulièrement fait parler d’elle dans la communauté médicale.

Pour rappel, cette étude indique que le taux de mortalité dû à une pathologie cardiovasculaire est 2,75 fois plus élevé chez des personnes présentant un IMC normal mais un WHR élevé, par rapport à des personnes ayant un IMC et un WRH dans les normes. Contre un risque « seulement » 2,34 fois plus important pour les personnes en état d’obésité, selon la classification de l’IMC…

Autant dire que l’excès de graisse viscérale est particulièrement nocif pour le système cardiovasculaire. Ce phénomène peut principalement s’expliquer par :
• le passage d’une partie des graisses dans les veines avoisinantes ;
• la libération de cytokines pro-inflammatoires (ex. : TNF-α, interleukines) par les cellules adipeuses viscérales. Ces substances favoriseraient la rigidité artérielle.

Un facteur de risque de diabète de type 2

Un lien entre l’apparition du diabète de type 2 et l’excès de graisse abdominale a aussi été établi par plusieurs chercheurs, notamment dans l’étude Dysfunctional adiposity and the risk of prediabetes and type 2 diabetes in obese adults.

D’après la portal theory ou théorie de la veine porte, des acides gras et des cytokines pro-inflammatoires atteindraient le foie via la veine porte. En résulteraient un stockage excessif de graisses dans le foie et de l’insulinorésistance. Avec, à la clé, l’apparition d’un véritable diabète de type 2.

La graisse viscérale est aussi impliquée dans divers cancers

Un excès de graisse abdominale augmente les risques de développer le cancer du côlon, selon l’étude menée par l’Albert Einstein College of Medicine new-yorkais. D’autres recherches permettent aussi de le classer parmi les facteurs de risque de cancer de la prostate ou encore de cancer de sein chez la femme ménopausée.

L’étude publiée dans Oncogene en 2017 avance une explication à ce phénomène. Selon elle, les cellules adipeuses viscérales produisent en grande quantité une protéine nommée FGF-2, pour « facteur de croissance des fibroblastes-2 ». Celle-ci favorise le développement des cellules cancéreuses.

Quid de la maladie d’Alzheimer ?

L’existence d’un lien entre l’excès de réserves graisseuses et les démences séniles, type maladie d’Alzheimer, est débattue depuis un certain nombre d’années en dépit de plusieurs études. Les résultats obtenus sont contradictoires et difficilement comparables, les chercheurs ayant utilisé des tests très différents pour évaluer les fonctions cognitives…

Mais la plus grande étude réalisée sur le sujet apporte un nouvel éclairage depuis juillet 2018. Menée par des chercheurs irlandais sur 5186 personnes âgées de plus de 60 ans, à l’aide de nombreux tests cognitifs, elle révèle que les participants :
• ayant un ratio taille/hanche élevé présentaient les performances cognitives les plus basses ;
• ayant « seulement » un IMC élevé n’avaient pas spécialement de troubles cognitifs.

Là encore, ce serait l’excès de graisse viscérale qui serait en cause, via la production de diverses molécules. Les chercheurs ont surtout observé une augmentation des marqueurs inflammatoires dans le sang avant l’apparition des premiers symptômes de démence…

Comment prendre en charge l’excès de graisse viscérale ?

Une meilleure hygiène de vie

Adopter une meilleure hygiène peut aider vos patients à déstocker leur graisse viscérale. Plus concrètement, vous pouvez surtout :
• leur donner des conseils nutritionnels. Une alimentation équilibrée, riche en fibres mais pauvre en aliments à index glycémique élevé est à privilégier ;
• les encourager à faire du sport. Le Dr Boris Hansel, exerçant à l’APHP (Assistance Publique des Hôpitaux de Paris), recommande les sports d’endurance, comme la course et la natation par exemple. Selon lui, il faudrait au moins 2h30 de pratique par semaine pour parvenir à un bon résultat. Il indique également que, contrairement à ce qu’on pourrait penser, les séances d’abdominaux sont inefficaces contre la graisse viscérale ;
• leur conseiller d’adopter un rythme de vie moins « trépidant » et de limiter les produits excitants (ex. : café, alcool) s’ils sont stressés et/ou ont du mal à dormir ;
• les aider à arrêter de fumer, si besoin.

Graisse viscérale : un traitement médicamenteux ?

Une étude suisse, publiée dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism indique que le traitement hormonal substitutif (THS) peut réduire la graisse viscérale chez la femme ménopausée. Ce qui est logique, puisque son développement est fortement favorisé par les bouleversements hormonaux de la ménopause.

Cependant, l’effet « réducteur de graisse » disparaît rapidement si le traitement doit être arrêté. De plus, comme vous le savez sans doute, le THS doit être utilisé avec beaucoup de précaution car il présente de nombreuses contre-indications (ex. : antécédent de cancer hormono-dépendant, maladie du foie).

A noter

Divers traitements médicamenteux sont aussi envisageables pour combattre les facteurs favorisant le développement de la graisse abdominale et/ou les complications de l’excès de graisse viscérale (ex. : hypertenseurs).

Avez-vous pensé à un dispositif médical non invasif pour réduire la graisse viscérale ?

Le ReduStim est un appareil médical de classe IIa employant la BioStimology®, une technologie brevetée permettant de déstocker la graisse viscérale de manière indolore, non-invasive et sans effets secondaires.

Le principe est de diffuser un champ BioEnergétique pour stimuler la lipolyse adipocytaire : il agit sur la graisse viscérale et sur la graisse sous-cutanée en même temps.

A noter

Le ReduStim pratique également un massage drainant pour faciliter l’élimination des toxines.

A terme, ce dispositif médical aide à prévenir les risques santé liés à la graisse abdominale tout en permettant à vos patientes et patients de réduire significativement leur tour de taille. Il existe très peu de contre-indications à son utilisation et il suffit habituellement de 12 séances de 30 minutes pour obtenir de résultats durables.

Plusieurs médecins l’utilisent déjà couramment dans leur cabinet, à l’image du Dr Richard Haddad, spécialiste du surpoids et de l’obésité.

Comment se déroulent les séances ?

Le ReduStim étant un appareil médical 100% mains-libres, vous n’avez pas besoin de rester en permanence avec vos patients durant les soins. Son fonctionnement se maîtrise très facilement : demandez à le tester en remplissant notre formulaire en ligne. Un délégué médical Cosmosoft vous contactera rapidement pour convenir d’un rendez-vous.

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