En quoi est-ce que la graisse viscérale représente un réel danger pour la santé ?


Publié le : 18 Fév 2019

En quoi est-ce que la graisse viscérale représente un réel danger pour la santé ?

Depuis quelques années, les études scientifiques portant sur les dangers de la graisse viscérale se multiplient. Grâce à elles, les risques santé et les mécanismes en jeu sont de mieux en mieux connus même s’il reste encore beaucoup de choses à découvrir…

 

Quels sont les principaux dangers liés à l’excès de graisse viscérale ?

 

Plusieurs études ont déjà démontré clairement qu’une accumulation de graisse viscérale, dite aussi graisse abdominale, représente un facteur de risque majeur de troubles cardiovasculaires potentiellement létaux, du type infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral par exemple. Citons notamment :

  • l’étude INTERHEART, qui confirmait le lien entre obésité abdominale et troubles cardiovasculaires dès 2005 ;
  • l’étude menée par la Mayo Clinic en 2012, révélant un taux de mortalité par maladie cardiovasculaire nettement plus élevé en cas d’excès de graisse viscérale. Et ce, même chez des sujets présentant un IMC tout à fait normal.

 

Une autre étude américaine a également démontré qu’un taux trop élevé de graisse abdominale favorisait l’apparition du diabète de type 2 chez des adultes en état d’obésité.

 

Enfin, l’excès de graisse viscérale est aussi considéré comme un important facteur de risque de cancer du côlon, du sein (essentiellement chez les femmes ménopausées), de la prostate, du foie, de l’intestin… Son implication est reconnue dans plus de 15 cancers différents.

 

 

Pour aller plus loin…  

D’autres risques santé seront probablement identifiés dans les prochaines années. L’obésité abdominale pourrait notamment favoriser l’apparition d’autres types de cancer. Les plus récentes études en la matière tendent aussi à démontrer un lien entre l’apparition des démences séniles et l’excès de graisse abdominale.

 

Pourquoi la graisse viscérale est-elle aussi dangereuse pour la santé ?

 

Actuellement, on peut dire que les risques santé semblent surtout liés à :

  • la très mauvaise localisation du tissu adipeux viscéral, favorisant le passage d’une partie des graisses dans différentes veines, dont la veine porte. Ce phénomène serait notamment impliqué dans l’apparition de troubles cardiovasculaires et du diabète de type 2 ;
  • la production de différentes substances par les cellules adipeuses, en particulier des substances inflammatoires fragilisant les parois artérielles et la protéine FGF-2 (Facteur de Croissance des Fibroblastes-2), qui favoriserait le développement des cellules cancéreuses.

 

Cela étant dit, il faudra encore d’autres études pour comprendre exactement tous les mécanismes à l’œuvre.

 

La graisse viscérale, une ennemie sournoise…

 

Etant situé en profondeur dans l’abdomen, le tissu adipeux viscéral est difficile à repérer et quantifier. Ce qui le rend encore plus redoutable : à moins d’être très vigilant, il est tout à fait possible de « passer à côté » d’un excès de graisse viscérale pendant de nombreuses années. Avec ce que cela implique de risques pour la santé de vos patients… Un bon conseil : ne vous fiez pas à leur silhouette et à leur IMC. Une personne d’apparence mince et avec un IMC dans les normes peut avoir trop de graisse viscérale. À l’inverse, une silhouette arrondie et un IMC trop haut peuvent simplement être liés à une quantité trop élevée de graisse sous-cutanée, beaucoup moins dangereuse.

Actuellement, rien ne vaut une IRM ou un scanner pour connaître précisément la quantité de graisse viscérale. Mais vous pouvez déjà vous fier au RTH (Ratio Taille/Hanche) et prescrire des analyses de sang pour identifier un tissu adipeux trop important. Sachant :

  • que le RTH « idéal » ne dépasse pas 0,85 pour une femme et 0,90 pour un homme ;
  • que l’excès de graisse viscérale est classiquement liée à l’hyperglycémie et une concentration anormalement haute de triglycérides.

 

Un de vos patients doit perdre sa graisse viscérale ? 

 

Sport, rééquilibrage alimentaire, traitement hormonal… Il existe différentes manières de combattre l’excès de graisse abdominale  : le tout est de choisir la bonne approche en fonction de sa cause. À noter que la liposuccion n’est pas adaptée pour réduire le tissu adipeux viscéral : elle est dirigée contre la graisse sous-cutanée. En revanche, il existe des dispositifs médicaux non invasifs favorisant la « fonte » de la graisse viscérale.

 

 

 

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